mercredi 2 décembre 2015

2 décembre 2015

Joie! J'ai eu mon courriel de la commission scolaire aujourd'hui! Je suis officiellement reçue au sein d'une grande communauté éducative.

Fait marquant de la journée: discussion de fond avec mon EA sur ce qu'est la réussite. Je rappelais les grandes lignes de la conférence de Steve Bissonnette (vue dans le cours de DID 463) où il est question des rétroactions favorables à la réussite des élèves. Il faut miser sur leurs efforts et la pertinence de leurs stratégies plutôt que sur leur intelligence. L'équation suivante résumerait bien: R = E X S (réussite = effort X stratégies).  Il me répond que ce n'est pas vraiment ça: il faut du talent. Nous avons eu un bon échange faisant valoir chacun notre point de vue. Je mets de l'avant la plasticité du cerveau, l'image que l'élève a de lui-même dans une situation où il ne réussit pas et l'impact que l'on peut avoir avec nos rétroactions. Il fait ressortir qu'il faut un minimum de talent sinon l'apprentissage n'est pas possible malgré tous les efforts et stratégies. Et que ce fond minimal fait partie intégrante de la personnalité un peu comme un joueur de hockey développe son talent. Pour lui, il faut du travail pour faire grandir le talent existant. Vraiment intéressant. Nous en venons à la conclusion que nous avons un point en commun: en tant qu'enseignants, nous pouvons changer les choses en valorisant les efforts, les stratégies et le travail.


1er décembre

Heureuse d'être de retour sur mon milieu de stage! 

Je vois bien que le défi de ce stage est la compréhension approfondie de la matière afin d'être en mesure de l'aborder avec les élèves sous différents angles. Je ne ménage pas mes efforts. Jusqu'à présent, j'ai utilisé plusieurs stratégies pour me l'approprier. D'abord en DID 463, j'ai travaillé une séquence didactique portant sur les vitesses de réaction, m'obligeant ainsi à entrevoir un angle d'approche. J'ai pu revoir aujourd'hui ce travail avec mon EA de façon à identifier les éléments pouvant être gardés puisqu'une partie de ma séquence a déjà été vue. Ensuite, en observation, je prends des notes sur la matière en cours, je pose de nombreuses questions à mon EA (par exemple: sur l'énergie potentielle des molécules vs l'énergie cinétique, comment ces énergies varient l'une par rapport à l'autre; comment mettre en graphique l'effet de la température sur l'énergie cinétique de la réaction,...). J'avais déjà soulevé ces mêmes questions en DID 463 de manière à l'aborder avec mes collègues universitaires. De plus, j'ai choisi une approche différente dans le cadre du mémoire afin de jeter un regard nouveau sur la matière (comme moment privilégié d'exprimer créativité et contrôle qui caractérisent l'esprit scientifique). Ce volet aussi a été vu avec mon EA. Il en est ressorti une discussion sur la façon d'en tenir compte lors de séances de laboratoire. Il en est ressorti que j'opterais pour des activités moins structurées que mon EA. Ses craintes sont liées au fait que les élèves ont peu de culture chimique et qu'en face de produits, ils ne sauront pas lesquels choisir et se retrouveront devant des réactions peu intéressantes. Moi, je met de l'avant que les réactions qui fonctionnent peu ou pas peuvent être riches d'apprentissage. À suivre!

Je commence aussi à comprendre les caractéristiques des groupes. Le petit groupe est beaucoup moins dynamique que le moyen. 

Autre réflexion: la réaction des élèves face à l'évaluation m'a surprise. Ils