vendredi 29 janvier 2016

Semaine du 25 janvier au 29 janvier

Grosse semaine!

Pas de cours, mais beaucoup d'évaluations : examen de travaux pratiques et examen théorique. Nous terminons le module sur l'énergie des réactions chimiques. 

J'approfondis énormément les compétences 5 et 10 actuellement car nous devons travailler de concert les trois enseignants et la technicienne de laboratoire, qui nous supporte, afin de dégager un consensus sur les consignes, le temps accordé, les questions auxquelles nous pouvons répondre, les observations à effectuer et coordonner les reprises d'examen pour les absents et les voyageurs. De plus,  nous cherchons à adopter un mode de correction cohérent et le plus objectif possible. L'objectivité est plus difficile à respecter dans le cas de la partie du rapport de laboratoire traitant de l'analyse et de la conclusion. Celle-ci demande de recourir largement au jugement critique où certains biais peuvent se glisser. Cette situation provoque de nombreuses discussions avec l'EA afin que nous arrimions nos raisonnements, que nous pondérions les différents critères, que nous les interprétions de la même façon. C'est un exercice très enrichissant.

Point de vue budget-temps consacré à la correction, il est très disproportionné cette semaine, il prend tout mon temps, y compris mon temps libre, et ce sera pareil la semaine prochaine. Je suis partagée face à ce constat. D'une part, c'est une activité très enrichissante, car elle me donne accès à des réflexions des élèves, des liens qu'ils font, des erreurs conceptuelles qu'ils commettent (peut-être ou probablement liées à mes choix d'enseignement). J'ai l'impression d'apprendre à connaitre les élèves par leurs travaux. Je sais maintenant que j'ai un élève très créatif qui résout ses problèmes d'une façon bien personnelle en utilisant des relations algébriques plutôt que des formules de chimie. Je connais mieux l'ampleur des difficultés d'une autre élève, elle saisit très peu  la matière sur l'énergie chimique (28% à l'examen théorique). Je devrai prendre des moyens de la faire progresser. D'autre part, le budget-temps consacré à la correction me fait peur. Je passe un temps fou à évaluer les travaux sans écrire de rétroaction, c'est dommage, car c'est précieux. Si j'écris sur mes 100 copies tous les commentaires qui pourraient être utiles, je ne m'en sortirai pas... Je dois trouver une autre façon de faire des rétroactions. C'est une situation qui confronte la réalité et la théorie de façon brutale.

Aussi, je me demande  jusqu'à quel point je dois aller pour aider les élèves. Dois-je attendre un signe de leur part? Dois-je aller les chercher? Nous avons répété aux élèves que les récupérations sont là pour eux, que nous pouvons les aider. Personne ne se présente. Les élèves se présentent cinq minutes avant l'examen pour poser des questions sur la matière. Comment dois-je réagir? Que dois-je en penser? Dois-je les laisser faire ou bien les pousser? Dois-je vouloir pour eux?

jeudi 21 janvier 2016

semaine du 18 janvier au 22 janvier

Première semaine d'enseignement

Le premier jour (lundi), rien de spécial à signaler à part le fait que les élèves étaient intéressés et participatifs. J'ai aussi retiré plus de plaisir que de stress de ce premier cours.


Le mardi, j'avais deux cours à donner et ils étaient bien préparés. De plus, j'avais eu la chance d'assister mon EA pour cette matière, j'ai pu réajuster ma planification détaillée. Je me sentais en confiance, ça a bien été.


Mercredi difficile. J'avais planifié une séance moins structurée afin de m'ajuster aux besoins de révision des élèves. J'avais beaucoup d'exercices, mais je voulais prendre le temps en début de période pour faire un tour de la matière. Ce fut un fiasco. Les élèves ne comprenaient pas où je voulais en venir et moi, je me suis embourbée. J'ai retravaillé cette entrée en la matière pour mon prochain cours de révision. Heureusement, lorsque j'ai vu que ça ne fonctionnait pas, j'ai bifurqué vers du travail autonome dans les cahiers d'exercices en offrant du support aux élèves.

lundi 11 janvier 2016

Dernière semaine d'observation du 11 janvier au 15 janvier 2016

Lundi 11 janvier

Touche finale à la planification à moyen terme avec la technicienne de laboratoire: heureusement, car nous avons trouvé des décalages pour 3 groupes sur 4. Vive la collaboration avec les collègues (compétence 10)!  

J'ai eu du plaisir à planifier mes deux premiers cours, ça m'a aidée à organiser la matière dans ma tête, à faire des liens. La matière demeure un défi pour moi. Je fais tous les exercices, j'aimerais faire les laboratoires. Je me dis que plus je suis à l'aise en chimie, plus j'aurai d'attention à accorder aux élèves. 

Les élèves observés aujourd'hui, lors du cours réduit sur l'heure du midi, étaient silencieux et semblaient peu disponibles.  Ils prenaient des notes à la demande de l'enseignant, répondaient peu ou pas aux questions, tardaient à se mettre au travail. Il y en avait qui se rongeaient les ongles. L'EA a senti la même chose. Était-ce de la fatigue? Du décrochage causé par la nouvelle matière? Un peu de stress? Manque d'intérêt? Cours du midi? C'est à suivre...

Reste de la semaine

J'ai commencé à enseigné en "Team teaching" avec mon EA. C'est très agréable de partager les tâches et responsabilités en classe. C'est une méthode d'enseignement qui me plait bien. J'apprécie pouvoir briser la glace avant de prendre en charge les groupes la semaine prochaine, ça diminue mon stress.

Aussi, je suis heureuse d'avoir planifié mes cours de façon moins détaillée que d'habitude: de un, ils sont plus faciles à ajuster aux changements inévitables, et de deux, j'ai utilisé un temps raisonnable pour les monter. Ce dernier point n'est pas anodin pour moi, car j'ai un souci du détail qui me conduit souvent au bord de l'épuisement. Je me fais un  devoir, au cours du stage 4, d'équilibrer mon implication professionnelle et mes activités personnelles.

Concernant la gestion de classe, les élèves sont , en général, plutôt réceptifs et l'EA a une façon très inspirante d'intervenir. Il utilise beaucoup l'humour, il se sert aussi énormément des messages qui s'adressent à tous, sans y accorder un poids trop important. Du genre:"bon on reste concentrés, c'est important cette théorie, je ne la répéterai pas" et il enchaîne tout de suite, sans prolonger l'intervention, avec les notions prévues. Ce qui me frappe, c'est qu'il intervient en gardant un regard bienveillant et ferme, une attitude positive et cherche toujours à éviter de dramatiser. Par exemple, il ne confronte pas un élève directement, il sait le ramener vers la matière subtilement et ça réussit presque toujours. Si ça ne fonctionne pas, il reprend l'élève directement, mais avec humour. La tournure qu'il réussit à donner à la situation fait en sorte que ni l'un ni l'autre ne perdent la face et l'élève reprend le travail. À mon sens, c'est un art.

De plus, beaucoup d'élèves sont carrément passionnés par les défis que lancent l'EA. Lorsqu'ils sont inoccupés, ils sont de vraies pies, mais si ils se retrouvent devant un problème à résoudre, ils se lancent et on entendrait une mouche voler. Je dois absolument les tenir occupés, c'est clair!