Point un : réflexions ultérieures aux évaluations
Les corrections sont finies, mais les réflexions sur l'évaluation se poursuivent... En voici l'objet: certains élèves ont été absents durant la période d'évaluation et comme la reprise n'était pas possible, ils n'ont pas été évalués. Pour l'évaluation de laboratoire, la reprise était possible si le temps permettait à l'élève de prendre une heure sur l'heure du dîner ou après l'école pour la partie 1 (perception du problème, hypothèse, protocole et tableau des mesures) et une deuxième heure pour la partie 2 (manipulations, prise de mesures, tableau des calculs, analyse et conclusion) avant la fin de la semaine passée. Cette échéance devait être respectée puisque le lundi matin les notes devaient être au bulletin. Pour les examens théoriques, la même mesure a été appliquée. Un élève ayant été absent le jeudi ou le vendredi ne sera pas évalué. Cette décision a été prise avec l'EA et semblait tout à fait logique puisque la date de remise des notes était dépassée et que les questions d'examen avaient eu le temps de circuler parmi les élèves créant ainsi un biais d'évaluation. Quand j'y repense, je ne peux m'empêcher de croire que ces élèves sont lésés par cette décision. Une évaluation c'est précieux. Elle permet d'identifier les faiblesses, les incompréhensions, elle est une occasion d'intégrer des concepts, de les ancrer plus solidement, de s'investir activement dans une tâche. Ces élèves n'auront pas cette possibilité. On comprend l'ampleur de la situation si l'on sait qu'il n'y avait que deux évaluations théoriques et une évaluation pratique au cours de l'étape 2 et que le module qui se terminait sera nécessaire pour le module suivant. Avons-nous pris la bonne décision? Doit-on faire passer l'examen dans un but formatif?
Point deux : recherche-action
J'ai vécu ma première séance ouverte, c'est-à-dire un cours où les élèves ont une très grande marge de manœuvre (activité liée à ma recherche-action). Heureusement, il y a eu de nombreuses discussions avec l'EA et j'avais répété le scénario de nombreuses fois. Les élèves devaient trouver les facteurs influençant la vitesse d'une réaction chimique et élaborer des protocoles permettant de les tester. Le déroulement qui comportait quelques longueurs et ambiguïtés a favorisé, somme toute, l'investissement des élèves dans la tâche. Les améliorations à apporter sont au niveau du scénario. Au lieu de demander aux élèves de préparer une mise en scène pour l'émission Génial!, nous avons opté pour leur dire qu'il est possible que les expériences qu'ils mènent pourraient conduire à la proposition d'une question et choix de réponses pour l'émission. Nous avons retiré certaines questions de réflexion pour en favoriser d'autres et avons ajouté des consignes pour cadrer les élèves. Cette étape réflexive s'imposait puisque je sais que le groupe test est un groupe fort et le prochain groupe est un groupe qui est beaucoup moins fort. Si je veux favoriser leur implication, je dois encadrer l'activité de façon plus étroite.
Point trois : les absences prolongées
Certains élèves sont absents depuis quelques cours, je suis inquiète pour certains desquels je n'ai pas de nouvelles. Leurs absences répétées pourraient compromettre leur réussite. Je me demandais comment être proactive dans cette situation: dois-je tenter d'en savoir plus afin de préparer mes interventions en prévision de leur retour, dois-je préparer une stratégie permettant à l'élève de reprendre la matière en retard, dois-je simplement attendre des nouvelles de l'enseignant répondant ? Dans le futur, devrai-je adapter ma correction à la situation particulière de l'élève?
Point quatre : activités de la recherche-action
Les deux premiers cours entièrement dédiés aux activités de la recherche-action ont eu lieu avec un groupe. Les points ressortis du cours où les élèves avaient à élaborer des protocoles en équipe afin de mesurer l'effet de certains facteurs sur la vitesse de réaction sont divers. D'abord, le contexte où il est question de monter un scénario pour l'émission Génial! a du être relégué à un second plan, car les élèves ne comprennent plus le sens de l'activité. Nous nous sommes entendus pour dire que à la suite des expériences menées, nous pourrions possiblement monter un scénario pour l'émission, mais que le but est vraiment de vérifier l'effet de divers facteurs sur la vitesse de réaction. Un autre point ressorti est que je dois plus insister sur la répartition du travail entre les membres de l'équipe, car sinon deux périodes c'est trop court. Enfin, pour le premier cours de la séquence, les élèves doivent remplir de façon sérieuse leur cahier de l'élève et faire approuver leurs protocoles. De cette manière, ils auront assez de temps pour expérimenter au cours suivant.
Pour l'expérimentation, nous avons ressorti que les élèves n'usent pas toujours de créativité et se replient sur des expériences qu'ils ont déjà fait. Nous devons changer le matériel disponible pour les forcer à élaborer eux-mêmes leur protocole plutôt qu'à reproduire ce qu'ils ont déjà fait. D'autant plus que les manipulations effectuées auparavant ne contribuent pas à leur objet d'étude (vitesse de réaction), mais nuisent puisque la question de recherche n'est plus la même.
Les impressions de ses deux activités de la part de l'équipe pédagogique sont plutôt positives. Nous avons remarqué que les élèves s'investissent volontiers dans les tâches, ils finissent presque tous à prendre un rôle actif au sein de l'équipe. On sent un dynamisme, une participation qui sort de l'ordinaire. Ils semblent motivés par les tâches. Toutefois, certains élèves attachés à une façon de faire plus traditionnelle, se sentent perdus dans ce nouveau contexte et restent en marge de l'action. Aussi, les personnes absentes peinent à intégrer un rôle actif dans l'équipe puisqu'elles ne comprennent pas le contexte (il est difficile à résumer et comme le temps est compté, on ne dit que l'indispensable...).
De plus, les grandes découvertes ne sont pas celles escomptées. Les élèves ont probablement plus appris sur les facteurs limitants que sur la vitesse de réaction. Ils ont pesé avant les métaux et carbonates utilisés mais n'ont pas prévu de seconde pesée puisqu'ils croyaient que les masses auraient réagi en entier. Petite surprise: les acides utilisées en petit volume ou en concentration trop faible n'ont pas permis aux solides de réagir totalement. Ils se retrouvent avec des vitesses relatives entre les différentes réactions, mais n'ont pas de vitesses moyennes. Ils ont aussi eu passablement de difficulté à contrôler la température soit en refroidissant l'acide ou en le chauffant. De façon générale, ils ont eu de la difficulté à comprendre le principe qu'il doit y avoir une réaction témoin et une réaction où une seule variable change afin de déterminer son effet sur la vitesse de réaction. Nous avons convenu qu'il serait souhaitable de donner un exemple de réaction où l'on fait varier un seul paramètre. Si on prend un sou noir duquel on veut retirer la couche d'oxydation. Nous voulons vérifier la vitesse de réaction selon la nature : nous la calculons avec du Coca-cola et l'autre avec du Pepsi. Mais si nous voulons tester l'effet de la température, nous devons prendre que l'une ou l'autre des boissons à des températures différentes.
Point trois : les absences prolongées
Certains élèves sont absents depuis quelques cours, je suis inquiète pour certains desquels je n'ai pas de nouvelles. Leurs absences répétées pourraient compromettre leur réussite. Je me demandais comment être proactive dans cette situation: dois-je tenter d'en savoir plus afin de préparer mes interventions en prévision de leur retour, dois-je préparer une stratégie permettant à l'élève de reprendre la matière en retard, dois-je simplement attendre des nouvelles de l'enseignant répondant ? Dans le futur, devrai-je adapter ma correction à la situation particulière de l'élève?
Point quatre : activités de la recherche-action
Les deux premiers cours entièrement dédiés aux activités de la recherche-action ont eu lieu avec un groupe. Les points ressortis du cours où les élèves avaient à élaborer des protocoles en équipe afin de mesurer l'effet de certains facteurs sur la vitesse de réaction sont divers. D'abord, le contexte où il est question de monter un scénario pour l'émission Génial! a du être relégué à un second plan, car les élèves ne comprennent plus le sens de l'activité. Nous nous sommes entendus pour dire que à la suite des expériences menées, nous pourrions possiblement monter un scénario pour l'émission, mais que le but est vraiment de vérifier l'effet de divers facteurs sur la vitesse de réaction. Un autre point ressorti est que je dois plus insister sur la répartition du travail entre les membres de l'équipe, car sinon deux périodes c'est trop court. Enfin, pour le premier cours de la séquence, les élèves doivent remplir de façon sérieuse leur cahier de l'élève et faire approuver leurs protocoles. De cette manière, ils auront assez de temps pour expérimenter au cours suivant.
Pour l'expérimentation, nous avons ressorti que les élèves n'usent pas toujours de créativité et se replient sur des expériences qu'ils ont déjà fait. Nous devons changer le matériel disponible pour les forcer à élaborer eux-mêmes leur protocole plutôt qu'à reproduire ce qu'ils ont déjà fait. D'autant plus que les manipulations effectuées auparavant ne contribuent pas à leur objet d'étude (vitesse de réaction), mais nuisent puisque la question de recherche n'est plus la même.
Les impressions de ses deux activités de la part de l'équipe pédagogique sont plutôt positives. Nous avons remarqué que les élèves s'investissent volontiers dans les tâches, ils finissent presque tous à prendre un rôle actif au sein de l'équipe. On sent un dynamisme, une participation qui sort de l'ordinaire. Ils semblent motivés par les tâches. Toutefois, certains élèves attachés à une façon de faire plus traditionnelle, se sentent perdus dans ce nouveau contexte et restent en marge de l'action. Aussi, les personnes absentes peinent à intégrer un rôle actif dans l'équipe puisqu'elles ne comprennent pas le contexte (il est difficile à résumer et comme le temps est compté, on ne dit que l'indispensable...).
De plus, les grandes découvertes ne sont pas celles escomptées. Les élèves ont probablement plus appris sur les facteurs limitants que sur la vitesse de réaction. Ils ont pesé avant les métaux et carbonates utilisés mais n'ont pas prévu de seconde pesée puisqu'ils croyaient que les masses auraient réagi en entier. Petite surprise: les acides utilisées en petit volume ou en concentration trop faible n'ont pas permis aux solides de réagir totalement. Ils se retrouvent avec des vitesses relatives entre les différentes réactions, mais n'ont pas de vitesses moyennes. Ils ont aussi eu passablement de difficulté à contrôler la température soit en refroidissant l'acide ou en le chauffant. De façon générale, ils ont eu de la difficulté à comprendre le principe qu'il doit y avoir une réaction témoin et une réaction où une seule variable change afin de déterminer son effet sur la vitesse de réaction. Nous avons convenu qu'il serait souhaitable de donner un exemple de réaction où l'on fait varier un seul paramètre. Si on prend un sou noir duquel on veut retirer la couche d'oxydation. Nous voulons vérifier la vitesse de réaction selon la nature : nous la calculons avec du Coca-cola et l'autre avec du Pepsi. Mais si nous voulons tester l'effet de la température, nous devons prendre que l'une ou l'autre des boissons à des températures différentes.
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